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Panorama

Différentes façons de ranger les œuvres interactives proposées pour montrer l'étendue de ce qui existe.

Une place de village peinte à vue plongeante, entièrement occupée par des enfants. Ils sont plus de deux cents, jusqu'au fond de la rue. Chacun est pris dans un jeu différent : cerceau, toupie, échasses, saute-mouton, colin-maillard, poupées, pyramide humaine, tonneau qu'on roule, bâtons, osselets. Aucun groupe n'est plus grand ni plus au centre que les autres, et aucun adulte ne surveille.
Pieter Bruegel l'Ancien, Les Jeux d'enfants, 1560. Quatre-vingt-trois jeux dans un seul cadre, aucun au premier plan. Kunsthistorisches Museum, Vienne — domaine public, via Wikimedia Commons

La narration interactive ne se limite pas aux jeux vidéo. Elle passe par des cartes, des rues, des salles, des podcasts, des tableurs, des projections. Cette page est une porte d'entrée : elle montre l'étendue, souvent méconnue, de cette forme de narration.

Les jeux vidéo en sont en grande partie absents, volontairement. Pas par mépris, j'y ai beaucoup joué. Mais comme toute forme dominante, ils occupent tout le champ et masquent des œuvres tout aussi intéressantes, que des professionnels de l'audiovisuel ont intérêt à connaître.

Un carlin vu à travers l'interface d'un robot : un cadre turquoise l'entoure et une vignette propose une identification, qui change sans jamais se fixer. Un golden retriever et « DOG…? », un cochon et « PIG…? », un golden retriever encore, puis une miche et « LOAF OF BREAD ». L'écran vire au rouge sur « SYSTEM ERROR ».
Michael Rianda et Jeff Rowe, « Les Mitchell contre les machines », 2021. Le scanner hésite entre chien, cochon et pain, puis renonce. Sony Pictures Animation

La carte

À lire en premier. C'est le découpage le plus grossier du site, et c'est voulu : il ne sert pas à analyser une œuvre, il sert à voir d'un coup ce qui existe. Les grilles qui suivent se lisent mieux une fois ce tour-là fait.

Les grilles de lecture

Cinq questions à poser à une œuvre. Chacune coupe dans un sens différent, aucune ne dit tout, et la même œuvre change de voisines à chaque fois.

Celui-ci ne sert pas à comprendre une œuvre, mais à en faire une. Ce sont des patrons déjà résolus par d'autres : il n'y a pas à réinventer comment on zoome sur une carte pour raconter une histoire.

Les deux bords du terrain

Où le panorama s'arrête. La première page retire l'écran, la seconde retire le récit. Dans les deux cas, il reste quelque chose — de quoi ne pas croire que le numérique est obligatoire, ni qu'il faut une histoire.