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Wall Drawings

Plus de mille dessins muraux qui n'existent que sous forme d'instructions écrites. LeWitt signe le texte, d'autres tiennent le crayon. Le mur est effacé après l'exposition, la consigne reste.

Année
1968
En ligne
https://massmoca.org/event/sol-lewitt-a-wall-drawing-retrospective/
Par
Sol LeWitt
Catégories
Installation
Source

Le principe

Wall Drawing #118 (1971) tient en trois phrases :

Sur une surface murale, n'importe quelle portion continue de mur, au crayon dur, placer cinquante points au hasard. Les points doivent être répartis uniformément sur la surface du mur. Tous les points doivent être reliés par des lignes droites.

C'est tout. Pas de croquis, pas de gabarit. « Au hasard » et « uniformément » sont contradictoires, et c'est là que se joue le travail de celui qui exécute. Le résultat change de mur en mur, d'équipe en équipe, de décennie en décennie.

La rétrospective de MASS MoCA, ouverte en 2008, présente 105 de ces dessins, installée pour vingt-cinq ans, puis prolongée jusqu'en 2043. Une exposition qui dure plus longtemps que la plupart des logiciels.

L'installation de la rétrospective au MASS MoCA : des dessinateurs exécutent les instructions.

Pourquoi c'est inspirant

C'est un programme écrit en français, exécuté par des humains. On y voit à nu ce qu'on ne voit plus dans du code : une contrainte assez serrée pour être reconnaissable, assez lâche pour que l'exécution compte.

Utile aussi comme contre-exemple : ici, l'auteur accepte de perdre la main sur le rendu final. Dans la plupart des projets d'étudiants, c'est l'inverse : on veut contrôler chaque pixel, puis on s'étonne que le système ne serve à rien.