Pourquoi c'est inspirant
Une seule idée, tenue seize fois. Toutes les chaînes sont synchronisées sur la même bande son : le montage est vertical au lieu d'être horizontal. Zapper ne fait pas avancer, ne fait pas reculer, ne rate rien. La ligne est intacte, et pourtant on n'arrête pas de toucher.
Le dispositif est le commentaire. Heymann le dit lui-même : il se sert de la télévision pour nous renvoyer notre propre image, celle de gens qui se zappent à mort. La forme n'illustre pas le propos de la chanson, elle en produit un autre, contemporain, sur un texte de 1965.
Même famille que Wei or Die. Récit fixe, angles multiples, public fantôme. La comparaison est utile parce que les deux œuvres ne se ressemblent en rien : l'une est une enquête policière, l'autre un clip, et la grille les met côte à côte.
Ce qui coince
Interlude a fermé, et avec elle le lecteur qui faisait tourner la chose. Une œuvre bâtie sur la technologie d'une entreprise disparaît avec l'entreprise — même leçon que Prison Valley avec Flash, à dix ans d'écart.
Et la promesse d'interactivité est mince : c'est un très beau tour de force de production et de synchronisation, mais le geste possible est celui d'une télécommande de 1980. À manier avec les tests de la page des types de choix.