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Late Shift

Un étudiant qui garde un parking de nuit à Londres est embarqué dans le vol d'une pièce de vente aux enchères. Un long métrage tourné pour de bon, en continu, avec cent quatre-vingts points de décision et sept fins. Créé pour la salle, où le public votait avec son téléphone et où le film ne s'arrêtait jamais — la majorité tranchait, et la scène suivante enchaînait sans coupure.

Année
2016
En ligne
https://lateshift-movie.com/
Par
Tobias Weber, CtrlMovie
Catégories
Fiction
Concepts
Structure Embranchements (Arborescent), Interactivité Machine (face au système)
Source

Ce qui fonctionne

Le film ne s'interrompt pas pour demander. Le choix se présente pendant que l'action continue, et l'absence de réponse est une réponse. Le rythme d'un thriller est préservé — c'est le problème que résout CtrlMovie, deux ans avant que Bandersnatch pose le sien avec des cartons noirs et dix secondes d'attente.

La salle a voté ensemble. Cent cinquante personnes, un vote par téléphone, une seule projection : le désaccord se joue dans la salle et pas dans la tête d'une personne. C'est une position de public qui n'existe plus dès qu'on passe au visionnage individuel — la version domestique du film est un autre objet.

Tout est vraiment tourné. Sept fins, cent quatre-vingts bifurcations, une équipe, des comédiens, un budget de long métrage. À mettre en regard des cinq heures de rushes de Bandersnatch quand un projet promet « des dizaines de variantes ».

La bande-annonce officielle, publiée par CtrlMovie.

Ce qui coince

Beaucoup de bifurcations ne modifient qu'une réplique ou un plan avant de rejoindre le tronc commun. C'est la seule façon de tenir sept fins avec un budget fini, mais le spectateur qui rejoue s'en aperçoit vite, et l'objet supporte mal la deuxième vision.