Ce qui fonctionne
Le film ne s'interrompt pas pour demander. Le choix se présente pendant que l'action continue, et l'absence de réponse est une réponse. Le rythme d'un thriller est préservé — c'est le problème que résout CtrlMovie, deux ans avant que Bandersnatch pose le sien avec des cartons noirs et dix secondes d'attente.
La salle a voté ensemble. Cent cinquante personnes, un vote par téléphone, une seule projection : le désaccord se joue dans la salle et pas dans la tête d'une personne. C'est une position de public qui n'existe plus dès qu'on passe au visionnage individuel — la version domestique du film est un autre objet.
Tout est vraiment tourné. Sept fins, cent quatre-vingts bifurcations, une équipe, des comédiens, un budget de long métrage. À mettre en regard des cinq heures de rushes de Bandersnatch quand un projet promet « des dizaines de variantes ».
Ce qui coince
Beaucoup de bifurcations ne modifient qu'une réplique ou un plan avant de rejoindre le tronc commun. C'est la seule façon de tenir sept fins avec un budget fini, mais le spectateur qui rejoue s'en aperçoit vite, et l'objet supporte mal la deuxième vision.