Pourquoi c'est inspirant
Deux écrans, un seul geste. Le téléphone ne sert pas de télécommande avec des boutons : c'est sa position dans la pièce, vue par la webcam, qui pilote l'image. Le geste a lieu dans le monde physique, et il n'a aucun équivalent à la souris.
Le titre est le dispositif. Un reflet, une projection, quelque chose qui passe d'un monde à l'autre : le morceau parle de ça, et l'interaction fait exactement ça. C'est le cas d'école d'une forme qui n'a pas été choisie avant le propos.
À comparer avec The Wilderness Downtown. Mêmes commanditaires, trois ans d'écart, réalisateurs différents. L'un va chercher les données du spectateur, l'autre son corps. Les deux gardent une structure strictement linéaire : c'est la durée d'une chanson.
Ce qui coince
Le dispositif demande deux appareils, une webcam autorisée, une pièce, et de tenir son téléphone en l'air pendant cinq minutes. C'est beaucoup, et ça se paie : la plupart des gens ont regardé la version passive.
Rien de ce qui repose sur une chaîne aussi longue — permission caméra, seconde page synchronisée, navigateur d'époque — ne survit sans maintenance. Le contraste avec The Boat, contemporain et fait de HTML nu, est le meilleur argument qui soit sur la durabilité.