Pourquoi c'est inspirant
L'algorithme est en bois et on le voit. Ce que produit la machine est une musique générative, exactement au sens où on l'entend en code : des variables cycliques de périodes différentes qui se croisent et passent de l'harmonie à la dissonance. Sauf qu'ici il n'y a pas de programme — il y a des roues de tailles différentes, et le pavillon est transparent pour qu'on comprenne en regardant.
C'est le meilleur objet pédagogique du corpus pour expliquer la génération. Un étudiant qui ne veut pas entendre parler de code comprend le principe en trente secondes devant cette machine. Puis on lui montre une grammaire, et c'est la même chose.
La manivelle, encore. Même geste que The Botanist sur sa petite console jaune : un effort continu de la main, qui donne le tempo. Deux objets que tout sépare, un seul verbe. C'est ce que la grille des gestes permet de voir.
Ce qui coince
La machine ne raconte rien et n'a personne à servir. Les grilles narratives du panorama n'ont pas prise : elle appartient au champ où l'interaction est l'œuvre.
Et elle existe une seule fois, dans un lieu, avec une maintenance mécanique. Ce qui circule, ce sont des vidéos — c'est-à-dire tout sauf le fait de tourner la manivelle soi-même.