Pourquoi c'est inspirant
Le portfolio est le travail. Pas de captures d'écran d'anciens projets alignées sur une grille : le site fait la chose. C'est la forme la plus honnête de démonstration, et elle est à la portée de n'importe qui montre son travail, y compris un étudiant à la fin de son année.
Le rendu temps réel n'est pas réservé aux moteurs de jeu. WebGL, dans un onglet, sans installation. Ce que ça coûte : des semaines de travail sur le détail du mouvement, pas une licence.
Le mouvement est réglé, pas décoré. Chaque réaction au curseur a une inertie, un délai, un amortissement choisis. C'est ce réglage, invisible quand il est bon, qui sépare une animation qui donne envie de continuer d'une animation qui donne le tournis.
Ce qui coince
Il n'y a pas de récit. C'est une vitrine, aussi belle soit-elle, et le commanditaire final est une marque : Porsche, Coca-Cola, Google. À citer comme démonstration technique, pas comme œuvre narrative : la question « est-ce que cette interaction sert le propos ? » n'a pas vraiment de réponse ici, parce qu'il n'y a pas de propos.
Et ça coûte cher à faire tourner. Une carte graphique modeste, une batterie de portable, une connexion lente : l'expérience se dégrade vite. C'est le versant impensé de ce genre de site.