Pourquoi c'est inspirant
Le défilement remplace la case. Pas de vignettes séparées : une image continue, et c'est la position dans la page qui découpe le récit. Le lecteur ne tourne pas la page, il la traverse. Voir Le défilement.
Une seule commande. Scroller. Rien d'autre à apprendre, rien à découvrir, aucun bouton caché. Sur une œuvre destinée à des classes de primaire, c'est une décision de conception, pas une pauvreté.
Le web n'est pas la promotion, c'est un morceau du récit. La BD raconte ce que le documentaire ne montre pas : le quotidien avant la bataille. Un transmédia où chaque support a sa part, au lieu du site-vitrine habituel.
Ce qui coince
Le défilement révèle, il ne décide de rien. On avance à son rythme, mais l'histoire est la même pour tout le monde : c'est de la lecture augmentée, pas de la narration interactive. Bon exemple pour trancher la question en cours : est-ce que le public agit, ou est-ce qu'il appuie sur play plus lentement ?
Et l'œuvre a disparu. Le site de France Télévisions qui l'hébergeait n'existe plus ; il reste la page du studio et quelques captures. Deux millions et demi d'euros de production, un projet primé, et rien à montrer aux étudiants dix ans après. La démonstration la plus nette du problème d'archivage du web.