Pourquoi c'est inspirant
Le défilement est une horloge. Descendre, c'est avancer dans le temps. Le geste et la donnée sont accordés, ce qui est rare : la plupart des pages de ce genre se contentent de faire apparaître des blocs.
La carte est irremplaçable ici. Elle se justifie parce que la distance est exactement le sujet : le virus est une histoire de déplacements, et voir les points partir avant la fermeture de la ville dit en trois secondes ce qu'un article mettrait deux pages à établir.
Le récit est entièrement dirigé. Aucun choix, aucune exploration, aucun bouton. C'est un film dont on tient la manivelle. Cas utile pour montrer qu'une pièce de données peut être linéaire et parfaitement tenue, au lieu du tableau de bord filtrable qui ne raconte rien.
Ce qui coince
Les données de déplacement viennent d'opérateurs de téléphonie et de courtiers en localisation. La page raconte très bien la circulation d'un virus, et incidemment elle démontre qu'on peut suivre les mouvements de centaines de millions de personnes. C'est le second sujet, jamais traité, et il rejoint directement ranger n'est pas neutre.
Et c'est derrière un mur payant, ce qui en complique la consultation.