Pourquoi c'est inspirant
L'écran partagé est l'argument. Aucun commentaire ne dit « les deux camps se ressemblent » : c'est le montage côte à côte qui le fait, et le spectateur en tire lui-même la conclusion. Voir L'écran partagé.
Quatre entrées dans le même corpus. Le temps, les gens, les lieux, les thèmes : quatre façons de traverser les mêmes quatre-vingts vidéos. On choisit ce qui nous intéresse (chronologie, personne, géographie ou sujet) sans qu'aucune ne soit la bonne.
Publié au jour le jour. Le projet a été diffusé pendant qu'il se tournait, cinq jours par semaine, sans savoir ce qui arriverait. Le web permet une forme documentaire que le film fini ne permet pas.
Coproduire de part et d'autre d'une frontière fermée. Deux équipes qui ne peuvent pas se rencontrer, un tiers en France pour tenir l'ensemble. La contrainte politique est devenue la structure de l'œuvre.
Ce qui coince
Le lecteur était en Flash. Fin 2020, Flash est mort et l'interface avec : le site est toujours debout, mais il s'ouvre sur un message d'excuses et un renvoi vers des solutions de repli. Le contenu existe, la forme non, et c'était la forme qui portait le propos.
Sur le fond, à discuter en cours : la symétrie du dispositif met les deux villes sur le même plan. C'est ce qui rend le projet possible, et c'est aussi ce qu'on peut lui reprocher.