Ce que c'est
Bitsy, d'Adam Le Doux (2017). On dessine des pièces, on y pose des objets et des personnages, on écrit ce qu'ils disent, on relie les pièces entre elles par des portes. C'est tout. Il n'y a pas de combat, pas de score, pas de physique : uniquement marcher, regarder et parler.
L'export est un fichier HTML unique. On le met en ligne quelque part, on envoie un lien, et ça se joue. Rien à installer d'un côté comme de l'autre.
Pourquoi c'est dans un cours de narration
Parce que la contrainte est le professeur. Trois couleurs et huit pixels, ça veut dire qu'aucun projet ne peut être sauvé par son graphisme : ce qui reste, c'est ce que l'espace raconte et ce que les gens disent. C'est exactement ce que demande raconter par l'espace, avec un budget de zéro.
Et parce que le format oblige à finir. Un Bitsy se fait en deux heures. Un projet fini, même minuscule, apprend plus que trois dossiers de conception.
Ce qu'il ne fait pas
Pas de variables, ou à peine, sans extensions. On ne tient pas d'état, donc on ne fait pas de récit qui se souvient : ce que Bitsy sait faire, c'est un espace qu'on traverse. Le savoir évite de se battre contre l'outil.