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The Flemish Scrollers

Un programme regarde à la place du citoyen. Il ouvre chaque jour la retransmission du Parlement flamand sur YouTube, repère les téléphones à l'image, identifie qui les tient, découpe l'extrait et le publie sur Twitter et Instagram en mentionnant le compte de l'élu. Détection d'objets et reconnaissance faciale sous Keras, découpe vidéo par FFmpeg, le tout en Python. En route depuis le 5 juillet 2021.

Année
2021
En ligne
https://driesdepoorter.be/theflemishscrollers/
Par
Dries Depoorter
Catégories
Documentaire, Performance
Voir aussi
The Follower, Surveillance Speaker
Source

Ce qui fonctionne

L'outil change de camp sans changer de nature. La reconnaissance faciale qu'on installe dans les gares est ici pointée vers ceux qui votent son installation. Rien n'est modifié techniquement — c'est l'orientation de la caméra qui fait tout le propos, et elle se retourne en quelques lignes de Python.

La mention est la sanction. Le programme ne publie pas un rapport : il étiquette la personne sur son propre compte, devant ses électeurs. Le dispositif emprunte le mécanisme social des plateformes plutôt que d'en fabriquer un, et c'est ce qui le rend efficace sans audience propre.

Il tourne tout seul depuis quatre ans. Aucune curation, aucun choix éditorial quotidien. Une œuvre qui continue de produire pendant que son auteur fait autre chose — un régime rare, et qui pose la question de qui répond de ce qu'elle publie.

La démonstration du système par Dries Depoorter.

Ce qui se discute

Un élu en séance n'est pas dans l'espace privé, et c'est ce qui rend le geste défendable. Mais le programme ne fait pas la différence entre consulter un dossier, répondre à un message urgent et jouer : il détecte un objet, pas une conduite. La sanction est automatique et la nuance ne l'est pas.