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Sculpture Cam

Au Yorkshire Sculpture Park, on ouvre sculpture.cam sur son téléphone : le GPS indique quelle œuvre chercher, et une fois devant, l'écran affiche une silhouette vide qu'il faut faire coïncider avec la sculpture réelle avant de déclencher. Chaque œuvre demande cent vingt prises, sous cent vingt angles, pour boucler un tour complet. Les photos des visiteurs s'assemblent en une rotation animée. Commande de The Space, avec la BBC et l'Arts Council England.

Année
2015
En ligne
https://studiomoniker.com/projects/a-social-game-in-the-park
Par
Studio Moniker
Catégories
Installation, Urbain
Concepts
Interactivité Collaborative (face à l'œuvre qu'on fabrique)
Voir aussi
Touch for Luck
Un visiteur de dos lève son téléphone vers une sculpture colorée posée dans l'herbe du parc ; l'écran affiche la silhouette à faire coïncider avec elle
Yorkshire Sculpture Park — photo David Lindsay

Ce qui fonctionne

Le public est le scanner. Aucun matériel n'est installé dans le parc : la numérisation d'une sculpture est faite par cent vingt inconnus qui passent, chacun apportant un angle. Le dispositif ne demande pas une contribution créative — il demande de se placer au bon endroit, ce que tout le monde sait faire. Voir Interactivité Collaborative (face à l'œuvre qu'on fabrique).

La silhouette oblige à tourner autour. Pour faire coïncider l'écran et l'objet, il faut avancer, reculer, se baisser, contourner. La tâche assignée par le téléphone produit exactement le comportement qu'un parc de sculptures espère de ses visiteurs, et qu'un cartel n'obtient jamais.

Le résultat garde les défauts. Lumières différentes, cadrages approximatifs, gens qui passent : la rotation finale est bancale, et Moniker la revendique. Un scanner professionnel aurait donné un modèle propre et sans auteur ; celui-ci porte la trace de tous ceux qui l'ont fabriqué.