Ce qui fonctionne
Le spectateur peut regarder ailleurs. C'est la seule liberté offerte, et elle est réelle : pendant que Sidra parle, on peut se tourner vers le fond de la tente. Le film est strictement linéaire et le public est un fantôme — présent, immobile, sans effet.
L'échelle du camp se comprend par le corps. Un plan large en 2D donne un chiffre ; se retourner sur place et voir que les rangées de préfabriqués continuent dans toutes les directions donne autre chose. C'est ce que la captation 360° sait faire, et à peu près la seule chose.
Ce qui coince
C'est la pièce fondatrice du discours sur la VR « machine à empathie », et ce discours mérite d'être discuté plutôt que répété. Le film a été fait pour obtenir des dons de gens très riches ; il montre une enfant à des inconnus qui peuvent la regarder sous tous les angles sans qu'elle puisse rien y faire. L'asymétrie du dispositif fait partie de ce qu'il faut enseigner avec.