Ce qui fonctionne
Le spectateur devient le sujet. Un miroir renvoie une image ; celui-ci décide de la renvoyer ou pas. Le visiteur entre pour regarder une œuvre et se retrouve regardé par elle — un cas net de Soi-même, où le public n'a rien à incarner puisqu'il est déjà ce que la pièce raconte.
L'ennui est programmé. Les miroirs abandonnent, se distraient, bavardent entre eux. Cette part de désintérêt est ce qui fait passer le dispositif du capteur au personnage : un système qui répond toujours est une machine, un système qui se détourne a l'air d'avoir un avis.
Aucun écran. Le suivi est fait par caméra et logiciel, mais rien n'est affiché nulle part : la sortie du programme est un mouvement mécanique. Bon contre-exemple quand on croit que « interactif » veut dire « à l'écran ».