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Web Lab

Cinq machines installées au Science Museum de Londres, du 19 juillet 2012 à l'été 2013, et pilotables depuis n'importe quel navigateur. Un orchestre de huit robots dont on écrit la partition à plusieurs, des bras qui dessinent votre portrait dans du sable, des périscopes motorisés qui donnent une vue en direct d'ailleurs dans le monde, une carte qui trace le chemin physique d'une requête. La même machine, pour le visiteur sur place et pour celui qui est chez lui.

Année
2012
En ligne
https://www.tellart.com/projects/chrome-web-lab-making-the-internet-physical/
Par
Google Creative Lab, Tellart
Catégories
Installation, Muséale
Concepts
Interactivité Collaborative (face à l'œuvre qu'on fabrique)
Source

Ce qui fonctionne

Les deux publics jouent sur le même objet. Ce n'est pas une exposition doublée d'un site : c'est une salle de machines dont la file d'attente est mondiale. Le visiteur de Londres voit le bras dessiner ce qu'un inconnu a demandé depuis chez lui, et réciproquement — le partage d'un objet rare est ce qui fait exister les deux publics l'un pour l'autre.

Rendre le web physique était le programme. Chaque expérience matérialise une abstraction : une requête devient un tracé sur une carte, une connexion devient un moteur qui bouge, une file d'attente devient une vraie attente. La pédagogie ne passe pas par un texte, elle passe par un objet lent qu'on regarde faire.

La présentation de l'exposition, publiée par Google.

Ce qui coince

Un an d'exposition, puis démontage. Les robots étaient uniques, la salle était louée, le site a fermé avec elle. Une œuvre dont l'argument était « n'importe qui peut s'en servir de n'importe où » n'a existé que douze mois.