Pourquoi c'est inspirant
L'interaction est un effort, pas un choix. Il n'y a rien à décider : il y a quelque chose à maintenir. Le geste ne bifurque pas, il résiste — et c'est ce qui fait qu'on est impliqué dans une ligne dont l'issue ne fait aucun doute.
Le compte à rebours est le scénario. Cinq minutes annoncées, cinq minutes réelles. La durée n'est pas subie, elle est promise dès le titre — et une œuvre qui tient exactement ce qu'elle annonce n'a aucun besoin de multiplier les fins. À rapprocher de Sortie en mer, où l'on s'épuise aussi sans pouvoir gagner.
C'est un travail d'étudiants. Une école de cinéma, une équipe, du HTML, et un objet toujours en ligne dix ans après. L'échelle est plus instructive que celle d'une production à budget : elle est atteignable.
Ce qui coince
Le sujet — un zombie, une transformation, des souvenirs qui s'effacent — a été beaucoup vu. Ce qui tient ici n'est pas l'histoire, c'est le rapport entre le geste et la perte, et il faut le dire aux étudiants avant qu'ils s'arrêtent à la surface.