Ce qui fonctionne
La fiction est tournée sérieusement : accident de la route, malaise cardiaque, brûlure. On est mis en situation, seul devant quelqu'un au sol, et la question posée est la bonne : qu'est-ce qu'on fait, là, maintenant ? Pour un contenu de prévention, c'est déjà beaucoup mieux qu'une brochure.
Ce qui coince
L'emballage promet un film à embranchements. La structure réelle n'en est pas une : un mauvais choix n'ouvre aucune branche, ne joue aucune conséquence, ne mène nulle part. Le récit ne repart que par la bonne réponse.
C'est donc un quiz sous vernis de film interactif, un faux choix à l'échelle de l'œuvre entière. Le vernis dessert le propos : on attend une histoire qui réagit, on obtient un contrôle de connaissances.
À retenir
Contre-exemple utile. La contrainte est réelle : en secourisme, la seule fin acceptable est celle où la victime survit, personne ne va produire la branche où elle meurt. Le problème n'est pas ce choix de production, c'est de ne pas l'assumer.
Nommer honnêtement sa forme coûte moins cher que de promettre une arborescence qu'on ne tiendra pas.