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A Stone Only Rolls Downhill

Un clip tourné en soixante-quatre plans-séquences, un par téléphone, les appareils ensuite posés côte à côte au sol pour composer une seule image. Aucune incrustation numérique : ce qui tient la mosaïque ensemble, c'est la chorégraphie du tournage. Mille prises sur huit jours pour quatre minutes.

Année
2025
En ligne
https://okgo.net/2025/02/14/a-stone-only-rolls-downhill/
Par
OK Go, Damian Kulash, Chris Buongiorno
Catégories
Performance
Concepts
L'écran partagé
Voir aussi
Hors-Jeu — Le football, cartes sur table
Source

Ce qui fonctionne

Le split-screen est fabriqué, pas monté. Kulash le dit lui-même : au lieu de coller des images en post-production, l'équipe a filmé une vidéo par téléphone et les a alignées physiquement. La conséquence est visible à l'écran — les cadres ne sont jamais tout à fait raccord, les téléphones ont chacun leur exposition, et la mosaïque reste une pile d'objets plutôt qu'une surface. Voir L'écran partagé.

La synchronisation devient le sujet. Soixante-quatre fragments qui tantôt s'accordent, tantôt se contredisent : c'est la figure que le clip revendique pour parler de quelqu'un qui ne se met pas d'accord avec lui-même. La forme n'illustre pas le propos, elle en est la seule formulation.

Le ratio est l'information utile. Deux heures vingt de rushes pour quatre minutes. Une contrainte tenue sans effet numérique se paie en répétitions, et c'est ce chiffre-là qu'il faut montrer à qui propose un dispositif « simple ».

Le clip officiel, publié par OK Go.